TATOUAGE
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Un tatouage, c’est une cicatrice qu’on à choisie.
L’encre s’enfonce.
Elle s’imprime dans la chair,
comme une mémoire qu’on ne veut plus perdre.
C’est un pacte.
Entre le corps et ce qu’il a vécu.
C’est ce qu’on choisit de garder pour toujours.
Il est là.
Gravé.
Sur ma peau.
Pas pour être vu. Pour rester.
Je ne sais même plus à quel moment il est devenu nécessaire.
Je sais juste que je ne voulais plus qu’on puisse tout effacer.
Je voulais
Pas un cri mais une preuve.
Silencieuse. Permanente.
Ce n’est pas un bijou.
Ce n’est pas un décor.
C’est un fragment d’histoire, encastré dans la chair.
Une mémoire qui ne vieillit pas.
Je l’ai choisi.
Mais je ne saurais pas toujours dire pourquoi.
Il est venu comme un réflexe. Une urgence. Un besoin d’appartenir à quelque chose.
Même si ce n’était qu’à moi.
Il me rassure parfois.
Il me dérange aussi.
Mais je sais qu’il m’accompagne, même quand je me perds.
C’est une cicatrice que j’ai décidée.
Une blessure volontaire.
Un dessin que je n’ai pas besoin d’expliquer.
C’est un repère.
Un point fixe.
Un tatouage, c’est une phrase que la peau garde pour elle.
Une manière d’habiter son propre corps.
Un acte de possession.
Quand tout vacille, il reste.
Il transforme ce qui était flou, douloureux ou perdu,
en quelque chose de fixe.
De lisible.
De soi.
C’est une décision visible d’exister autrement.
Pas pour séduire.
Pas pour plaire.
Mais pour tenir.
Pour se reconnaître,
quand on ne reconnaît plus rien.
Ce n’est pas une décoration.
C’est une identité qu’on grave pour ne plus l’oublier.
APPARTENANCE
Le tatouage marque ce qu’on choisit de garder. Ce n’est pas une décoration, c’est une mémoire.
Un ancrage dans sa propre histoire. Même si tout change, lui reste.
Il est un repère intérieur, une preuve muette que j’ai traversé ça.
Il incarne l’appartenance à soi, surtout quand le monde vacille.